Photo d’un surfeur hawaïen à la plage de Waikiki, transportant ce qui a été décrit comme l’un des derniers panneaux d’alaia à l’époque.

A propos de Surfer un arbre

Un projet de Nicolas Floc’h, production Back in town avec le soutien de la région Centre-Val de Loire, d’Eternal Network, Tours, de Passerelle Centre d’art contemporain, Brest, et de Documents d’Artistes Bretagne, Brest.

Avec : le shaper d’alaïa Xavier Moulin alias Xalaia et Laurie Peschier-Pimont, Lauriane Houbey, Gabriel Haberland, Benoît-Marie Moriceau, Edgar Flauw, Anaïs Touchot, Laurence Perrillat, Antoine Dorotte, Eva Taulois, Margaux Germain, Martin Bachelier, Corentin Vitre, Leila Rose Willis, Esteban Richard, Nils Guadagnin, Edouard Prulhière, Thomas Petitjean, Paul Bienvault, Jerome Robbe, Mathis Berchery.

Le projet Surfer un arbre réunit un groupe de surfeurs, artistes, plasticiens, chorégraphes, designers, graphistes qui, ensemble, et à partir d’un arbre, un cèdre rouge de 5 m de long et 60 cm de diamètre, fabriquent des “alaïas” et “paipos” (surfs traditionnels hawaiiens). Une fois les planches réalisées, ensemble, ils vont surfer l’arbre. Chaque artiste participant conserve une partie de l’arbre, l’une des planches, celle qu’il a fabriquée en tant que surf mais qui constitue aussi le support de futurs projets artistiques.
Ce projet est le sujet d’un film Surfer un arbre. Le cœur de cet arbre a permis de fabriquer un banc proposé aux spectateurs du film. Surfer un arbre fait l’objet d’expositions comprenant le film, le banc et les projets réalisés par les artistes à partir de leurs planches respectives.

La sculpture comme scénario

« En temps que sculpteur, plasticien, lorsque je travaille sur un projet, je me pose toujours la question de l’origine des matériaux, de leur destination et du fonctionnement d’une pièce comme possible scénario. La sculpture comme scénario apparaît régulièrement dans mon travail et la « structure Multifonctions » en est sans doute l’exemple le plus lisible. Il s’agit d’une sculpture qui se réinvente en permanence au fil de ses présentations, elle est réactivée, reconfigurée, interprétée par des artistes, des musiciens ou d’autres personnes. La sculpture comme scénario m’intéresse également en lien avec l’idée du recyclage. Lors de chaque nouvelle présentation, la sculpture est en quelque sorte recyclée, la nouvelle production ou nouvelle exposition est réalisée à partir des mêmes matériaux. Il ne s’agit donc pas de la même pièce montrée dans plusieurs lieux mais des mêmes matériaux qui composent plusieurs pièces. Pour surfer un arbre je suis parti de ces réflexions et de l’idée d’utiliser un tronc d’arbre complet pour un usage défini. La sculpture comme scénario apparait ici dans le processus plastique mais compose également les grands axes de l’écriture du film. Surfer un arbre est un film, une installation, un processus, un workshop, une communauté et des projets d’artistes. »
Nicolas Floc’h, 2016

« Les anciens hawaiiens glissaient sur de fines lames de bois (ALAIA) qui flottaient à peine, exigeaient beaucoup d’adresse et une excellente connaissance de l’océan. Conséquemment le plaisir de la glisse étaient intensément lié à leur propre capacité, très fortement en lien avec les éléments naturels. La planche n’était qu’un moyen réduit à sa plus simple expression. »
Xavier Moulin, alias Xalaia, 2016